la douleur etait intense, lancinante, j'essayais de me dire qu'il fallait que je fasse comme si elle n'existait pas, qu'elle finirait bien par disparaitre aussi vite qu'elle etait venue. Je perdais mon regard dans l'immensité d'un ciel d'acier. La beauté de ce qui m'entourait me servirait d'antalgique.
Nous avions pris le matin même la voiture, direction YATE, coté sous le vent du sud de l'ile. Apres un peu plus d'une demi-heure de route, le paysage s'etait lentement metamorphosé, d'une végétation luxuriante il ne restait rien, nous avions pris de l'altitude, et elle etait maintenant argentée et rase. Au detour d'une colline, il etait la, immense.C'etait la surprise!!Un lac d'une quarantaine de kilometres s'etandait a perte de vue, son eau refletait le ciel acier, il etait bordé d'une terre rouge sang et ecume orangée le delimitait. Le spectacle etait de taille, le melange des couleurs de la terre, del'eau et ciel etait a coupé le souffle.Nous descendions de voiture. Tout a ce que je voyais ,je n'eu pas l'idee de regarder ce que faisait mes pieds et le droit se posa sur uen pierre bancale, ma cheville se tordit.
Apres nous etre rassasier de ce paysage nous reprimes notre route vers Yate. Nous redescendions vers la mer.
Yate etait un minuscule village, noyé au milieu d'une vegetation tropicale et fleurie, les villageois sortaient de leur maisons pour nous saluer d'un sourire et d'un signe de main, nous étions l'attraction du jour. Les filles avaient chaud, nous descidions donc de trouver un coin de plage pour manger et nous baigner, mais point de plage a Yate.Il ya bien la mer mais pas de plage. Nous cherchions partout, pas de sable blanc en vue. Apres renseignement aupres de la gerante de l'unique snack local, nous nous engagions sur un cemin de terre, balafrant un enchevetrement d'arbres , de lianes et de fleurs, direction le cloché d'une petite eglise qui transperçait au travers des branches. nous arrivions alors dans un jardin immense, l'herbe semblait etre tondue a l'anglaise, une petite barrière de bois peintes entourait l'eglise aux couleurs des caraibes, plusieurs "fare" etaient installés au bord de l'eau, permettant aux villageois et aux rares touristes de se restaurer a la fraiche. La encore point de sable. En conclusion n'allez pas yate pour ses plages de sables blancs.